La vie à la population

Qui sommes-nous?

Des esprits libres, critiques, insoumis, conscients des nécessités du vivre ensemble et de la solidarité, quand tout est fait pour nous diviser.

Avides de justice et de liberté, d’une liberté qui discute, qui résiste, qui fait naître le doute et poursuit la vérité. Nous n’acceptons pas le fait accompli, nous déplorons la gouvernance de la cité par la fatalité.

Mouvement citoyen, apartisan. Nous ne sommes d’aucun parti particulier, qui pourrait nous empêcher de penser par nous-mêmes, nous imposer ses dogmes, son carcan idéologique, sa raison, sa volonté et sa tactique. Pas de maître à penser, pas de pensée unique. L’objectif du parti est de prendre le pouvoir, et non pas de le rendre. Le parti adore le pouvoir et le capital. C’est un appareil dictatorial, hégémonique. Sa formation est oligarchique, son organisation pyramidale. Il ne faut pas le laisser parler en notre nom, il ne faut pas le laisser récupérer nos aspirations et susciter la division. Les affaires de la cité doivent demeurer citoyennes, tout comme les causes que nous défendons.

On ne se nourrit pas d’utopie, on ne rêve pas d’un autre devenir dans un futur lointain. Impatients du mal présent, nous exigeons un vrai changement, ici et maintenant. L’utopie, la chimère, c’est le libre marché auto-régulé, voulu par une poignée de psychopathes en cravatte. 

Mouvement assembléiste, organisation horizontale: pas de chef, pas de leader, pas de hiérarchie entre associés d’égale dignité. Des décisions concertées sont de meilleure qualité. Elles font appel à l’adhésion personnelle et à l’engagement solidaire de toutes les parties concernées. Nous formons des assemblées pour délibérer et décider de façon réellement démocratique. Le temps de parole est partagé, chacun peut s’exprimer, participer, proposer. Chacun est source de culture et de progrès.   

Mouvement non-violent, mais désobéissant. Notre rôle n’est pas de croire et obéir aveuglément. Notre société a besoin d’explication et d’une autre vision du monde, fondée sur d’autres valeurs que la compétition, le vol, la prédation, la performance individuelle, l’accumulation de biens matériels… Nous ne voulons plus être complices de leurs crimes contre l’Humanité. La responsabilité existe dans cette société, il faut l’affirmer, comme la démocratie doit se répandre de la base aux sommets...

Le progrès dont on a besoin sera social et humain, générateur de Biens communs.

De quel monde sommes-nous?

La colère gronde à Montpellier, capitale régionale du chômage et de la pauvreté, contre les tortionnaires de l’Humanité, les fossoyeurs de nos libertés, ceux qui se cachent derrière les marchés, les conseils et les traités, les rois de la finance, les capitaines d’industrie, les banksters et autres grands prédateurs, adorateurs du veau d’or, flanqués de leurs laquais, politiques, hauts fonctionnaires, technocrates, bureaucrates, traders et avocats véreux pour ne citer qu'eux.

Ils ont renversé les valeurs de la vie, ne reconnaissant que celle de l'argent, ne légitimant que celles du marchand. Ils ont dénaturé l'économie, subordonnant tout au profit, au lieu de répondre aux besoins des gens, aux besoins urgents. Ils ont retourné contre l'humanité le progrès et l'industrie, pour engraisser cette minorité qui ne réunit même pas les meilleurs, ni les plus vertueux, ni les plus savants, mais les plus grands prédateurs, les plus vicieux, ceux qui ont le plus d'argent. Telle est la vérité de l'exploitation et de la barbarie sous les apparences du Droit et de la Démocratie.

Nous sommes indignés de voir la ville de Montpellier corrompue par la tyrannie de l’argent-roi qui étrangle nos libertés, par la dictature des marchés qui affaiblit la démocratie et déshumanise la société, par l'obsession du profit qui ne cesse de gagner du terrain, pollue l'environnement et détruit l'humain. Nous fustigeons la classe politique corrompue, impuissante à faire face au chantage des banquiers, incapable de porter un vrai changement. Nous condamnons ceux qui font mine de nous représenter, nous déplorons l’indifférence des administrés et le manque de solidarité...

Nous sommes en guerre contre un système qui nous déconsidère. Son moteur, sa raison d’être, c’est le profit sans restrictions, ni sentiments.

Nous fustigeons la civilisation par la compétition, le vol, la prédation, l’exploitation de l’homme par l’homme, la guerre de tous contre tous. Nous déplorons l’organisation de la société par la main invisible et aveugle des marchés, qui accroît les inégalités, organise l’appauvrissement, l’insolvabilité, la détérioration de nos conditions de vie.   

L’ennemi de notre liberté, c’est la leur. C’est la liberté des grands, que rien n’arrête dans leur quête de prospérité, d'accumulation, de postérité, incapables de reconnaître la dignité humaine en chaque être. C’est l’hégémonie du capital, la montée en puissance des multinationales, la cartellisation industrielle et bancaire, la mondialisation néolibérale, la construction de l’Europe ultralibérale, la centralisation féodale, l’organisation pyramidale, l’oligarchisation du pouvoir local, l’oppression administrative et l’arbitraire légal. C'est l’éducation à l’obéissance et pour la croissance, la manipulation des consciences par les mass-médias et la télévision, la concurrence comme loi de l'existence. Le cancer est généralisé.

Il faut juguler la compétitivité exacerbée, lutter contre la métropolisation à marche forcée. Nous devons "penser global et agir local". Nous ne laisserons pas les multinationales vampiriser nos territoires, menacer la nature, dégrader nos biens communs. Nous ne les laisserons pas nous transformer en marchandises, en chair à production, en tube de digestion. Nous rejetons leur modèle de civilisation.  

On voudrait vivre dans la richesse, mais celle-ci se trouve au fin fonds de nous-mêmes et dans nos relations humaines. On est riche quand on s'aime, et pas seulement soi-même, on est riche quand on sème la compassion. La démocratie, le progrès, c'est la communion des coeurs et des esprits.

Mais l'avidité et l'égoïsme ont transformé nos valeurs les plus personnelles, foulant aux pieds la solidarité, la probité, la piété, le bon, le beau, le juste, le vrai, pour honorer quelques péchés pas si véniels, parfois mortels. Contre la liberté, la libération de tous les instincts, la passion du gain.

Nous avons fort à faire si nous voulons briser nos chaines, vaincre la servitude volontaire...

Venez en parler au potager citoyen du Père Prévost. 

Convergence des luttes contre la métropole

       et ses grands projets imposés

Alerte à la métropolisation

Chapitre 1: L'eau n'est pas une marchandise!

"Elle était renouvelable, on l'a rendue fragile, épuisable, à force de surexploitation, de pollutions et de mauvaise gestion, incapables que nous sommes de maîtriser l’évolution de notre civilisation, la course du progrès, les flux de populations, l’industrialisation, l’urbanisation, l’intensification agricole... Les enjeux liés à l'eau sont multiples et cruciaux."

"L'eau n'est pas une marchandise, qu'on se le dise! Ni un butin, ni une poubelle! Elle fait partie des biens communs, comme le soleil, l'air et la terre nourricière. Son accès est un droit humain, inaliénable, universel, car elle est un bien vital, indispensable, essentiel."

 

Chapitre 2: Quand Veolia fait le dégât...

"L'enjeu pour nous, occidentaux, c'est la sécurisation des gisements, la liberté de puiser l'eau abondamment, de déverser nos effluents et de porter atteinte à leur environnement. Epuiser les ressources hydriques dans une région qui en manque cruellement. Stocker sans précaution les déchets, matériaux et résidus miniers. C'est ce que fait Areva depuis 40 ans."

"Les damnés de la Terre sont légion. Où règne le chaos, la misère et la désolation, la culture du pavot, l'insécurité, un climat de rébellion, on n'amène pas l'eau."

Chapitre 3: Or bleu / Or noir

"Avec le pétrole abondant et bon marché, on a alimenté une croissance pleine de vices, la croissance de leurs bénéfices."

"Il faut investir l'armée pour assurer l'approvisionnement et sécuriser la filière. Il faut faire la guerre pour contrôler l'accès aux matières premières et préserver nos intérêts, protéger les sites miniers et les champs pétroliers, écraser les rebelles qui exigent le partage de la rente et qui lèvent des fonds, via la contrebande, le pillage et le massacre des populations, pour acheter des armes que nous fabriquons... 95% des armes qui alimentent les conflits dans le monde sont fabriquées par les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France fait partie..."

Chapitre 4: Croissance meurtrière

"Nous ne pouvons pas continuer ainsi, en négligeant les plus démunis. Il faut de toute urgence les libérer de la souffrance et de ses causes, de notre ignorance, de notre égoïsme, de notre consumérisme à outrance. Il faut éliminer les causes de ressentiments qui alimentent le cycle de la violence et du terrorisme. Tout ce qui met en danger leur existence: le népotisme, la haute finance, la corruption et les trafics d'influences, le cynisme, l'arrogance et les offenses..."

"Ce que nous partageons, tous sans exception, c'est notre condition, notre humanité. Nous sommes tous égaux devant la nécessité, tous d'égale dignité. Nous avons tous le même droit à l'eau..."